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Collatamp pour le changement des prothèses mammaires
Chirurgie esthétique millénaire
docteur uberto giovannini chirurgien plasticien

Collatamp

Intérêt du COLLATAMP® G pour éviter la dépose de prothèses mammaires exposées

Intérêt

 

Les indications des prothèses mammaires sont larges : augmentation mammaire esthétique, reconstruction mammaire après mastectomie, correction des malformations du sein (seins tubéreux, syndrome de Poland), réassignation sexuelle chez les transsexuels.
Une des complications les plus graves de la pose de prothèse mammaire est l’infection. Dans ce cas, classiquement, une dépose du matériel est nécessaire
COLLATAMP® G est un implant de collagène animal lyophilisé, totalement résorbable, imprégnée de sulfate de gentamycine. Il possède une double action, bactéricide et hémostatique. Il est préconisé dans les chirurgies à haut risque infectieux post-opératoire. Il est utilisé en chirurgie orthopédique (y compris dans le traitement des infections osseuses), en chirurgie cardio-vasculaire (après sternotomie), et en chirurgie digestive (après chirurgie du rectum, laparotomie, appendicectomie).
Nous rapportons ici l’expérience du l’Hôpital Maternité de Metz. Depuis juillet 2007 nous utilisons COLLATAMP® G dans les expositions de prothèses mammaires, afin d’éviter de déposer l’implant.
Nous présentons une série de 6 patientes avec exposition de prothèse mammaire après chirurgie. Les indications de pose de prothèses étaient pour 4 patientes la reconstruction mammaire après mastectomie pour cancer. Pour une patiente il s’agissait d’une chirurgie de seins tubéreux, enfin une patiente avait bénéficié d’une augmentation mammaire esthétique.

 

Technique

 

Toutes les patientes ont été opérées sous anesthésie générale. Après champage antiseptique classique, une excision des berges de la zone d’exposition de la prothèse a été réalisée.  La prothèse exposée a été retirée. Un prélèvement bactériologique a été réalisé en peropératoire, puis un lavage abondant de la loge au sérum physiologique a été réalisé. L’implant a été remplacé par une prothèse de taille et de forme similaires. Deux implants de COLLATAMP® G non humidifiées et entières, d’une surface de 25cm2 (5x5cm), ont été appliquées directement dans la cavité prothétique sur la prothèse avant suture en plusieurs plans avec fils résorbables et agrafes métalliques. Un drainage de type redon a été mis en place, et mis en aspiration 4 heures après l’intervention. Un pansement gras appliqué sur la cicatrice a été renouvelé toutes les 48 heures en post-opératoire, et les agrafes ont été retirées 2 semaines après l’intervention.
Une antibioprophylaxie selon le protocole habituel a été pratiquée, sauf pour une patiente qui a bénéficié d’une antibiothérapie selon l’antibiogramme réalisé avant la deuxième intervention.

 

Résultats

 

Cinq patientes ont cicatrisé et l’état inflammatoire avait disparu en environ trois semaines. La sixième  patiente en leucopénie consécutive à chimiothérapie pour une récidive de son cancer n’a pas cicatrisé et l’implant mammaire a dû être déposé.
Aucune réaction secondaire ou intolérable au produit n’a été remarquée.

 

Discussion

 

En cas d’infection prothétique ou d’exposition, la dépose du matériel est la règle, et un délai de 4 à 6 mois avant la remise en place d’une nouvelle prothèse est recommandé. Cet événement, même s’il est rare, a un retentissement psychologique important pour la patiente, quelle que soit l’indication de la pose de prothèse.
Dans notre série de 6 patientes présentant une exposition prothétique aiguë secondaire à une chirurgie plastique ou reconstructrice mammaire, le remplacement immédiat du matériel prothétique après reprise chirurgicale et mise en place du Collatamp® G, associés à un drainage de la loge et à une antibiothérapie (adaptée autrement à large spectre probabiliste) ont permis à 5 patientes sur 6 d’éviter une dépose de prothèse, avec un délai de plusieurs mois avant pose d’un nouvel implant, minimisant ainsi les conséquences psychologiques qui y sont associées.

 

Conclusion

 

Le Collatamp G peut être considéré comme un outil supplémentaire dans la prise en charge de l’exposition de matériel prothétique en chirurgie plastique.